MARATHON DE BORDEAUX : LE GRAND RETOUR
Bordeaux, 8 novembre 2026

Sept ans. Il aura fallu sept ans pour que Bordeaux retrouve son marathon. Dimanche 8 novembre, 42,195 kilomètres vont de nouveau traverser la ville, d’une rive à l’autre, du Jardin public jusqu’au Miroir d’eau. Et cette fois, plus de frontale ni de course à la lueur des réverbères : le marathon de Bordeaux se court en plein jour. Que tu sois sur la ligne de départ ou au bord des quais avec une pancarte, c’est un rendez-vous à ne pas manquer.
2015 : courir la nuit, une idée bordelaise
Retour en arrière. Le samedi 18 avril 2015, Bordeaux lance quelque chose que personne n’avait osé en France : un marathon de nuit. Le départ est donné le soir, au cœur de la ville, et les coureurs avalent les kilomètres sous l’éclairage public, entre les façades classées et la Garonne qui brille dans le noir.
Le pari est fou, et il marche. Courir un marathon, c’est déjà une aventure. Le courir quand la ville s’allume, avec des milliers de Bordelais massés sur les trottoirs à l’heure de l’apéro, c’en est une autre. Le concept fait parler bien au-delà de la Gironde, et le Marathon de Bordeaux Métropole se fait une place dans le calendrier des coureurs qui cherchent autre chose qu’un chrono.
Il faut dire que le décor aide. Le centre historique de Bordeaux, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, est l’un des plus beaux terrains de jeu qu’un coureur puisse rêver. La place de la Bourse, les quais, le pont de pierre : de nuit, tout ça prend une autre dimension. Le gars qui courait là ne regardait pas seulement sa montre. Il regardait la ville.
Cinq éditions, et puis s’en va
La deuxième édition suit en avril 2016, la troisième en avril 2017. En 2018, la course est avancée à mars. La formule tient, les coureurs reviennent, la fête est là.
Puis vient 2019. La cinquième édition est prévue au printemps, mais le contexte social de l’époque, avec le mouvement des Gilets jaunes et ses manifestations du samedi, pousse à la repousser. Elle a finalement lieu le 26 octobre 2019. Personne ne le sait encore, mais c’est la dernière.
La vidéo ci-dessus, tournée en 2017, donne une bonne idée de ce qu’était cette course : la foule, les lumières, et cette drôle d’énergie qu’ont les marathons quand la nuit tombe. Si tu l’as couru à l’époque, tu vas avoir des frissons. Si tu ne l’as jamais couru, tu vas comprendre pourquoi tant de coureurs l’attendaient.
2020 : la ligne d’arrivée se dérobe

En février 2020, la mairie de Bordeaux annonce qu’elle renonce à organiser de nouvelles éditions du marathon. Les raisons avancées sont surtout budgétaires. La presse locale évoque aussi la difficulté à trouver assez de bénévoles et la fin du contrat avec le prestataire qui gérait l’organisation.
À la place, la ville mise sur un semi-marathon plus festif, plus accessible. Le semi de Bordeaux continue donc de faire courir les foules, mais la distance reine, elle, disparaît. Pour les marathoniens girondins, c’est un coup dur : pour courir 42 kilomètres, il faut désormais prendre la voiture ou le train.
Et puis 2020, c’est aussi l’année où le monde entier s’arrête. Pendant de longs mois, plus aucune course de masse n’a lieu nulle part. Quand les dossards reviennent enfin, Bordeaux a perdu son marathon. Il va falloir attendre.
La photo de l’arrivée 2019, avec le vainqueur qui franchit la ligne, a longtemps fait figure de souvenir. Elle est aujourd’hui le point de départ d’une nouvelle histoire.
2026 : le marathon revient, et il se lève tôt
Sept ans plus tard, le revoilà. Le marathon de Bordeaux revient le dimanche 8 novembre 2026, sous le nom de Marathon de Bordeaux AG2R La Mondiale, l’assureur étant devenu son partenaire titre.
Grosse différence avec l’ancienne version : on ne court plus la nuit. Le départ du marathon est donné à 8 heures du matin. Le semi-marathon part à 10 heures, et le 10 km à 13 h 15. Trois distances, trois départs échelonnés, une seule journée de fête pour toute la ville.
Pour le marathon, la barrière horaire est fixée à 5 h 30. Autrement dit, ce n’est pas réservé aux élites. Si tu as préparé ta course sérieusement, avec quelques sorties longues dans les jambes, l’arrivée est à ta portée. Le semi a une limite de 3 heures, le 10 km d’une heure et demie.
Courir de jour, en novembre, à Bordeaux, ça change aussi l’expérience. Moins de lampions, mais une lumière d’automne sur la pierre blonde, des quais qu’on voit enfin en entier, et des spectateurs qui n’ont pas à choisir entre le dîner et les encouragements. Le marathon passe du statut d’événement nocturne un peu fou à celui de grande fête populaire du dimanche.
Le parcours : deux rives et des ponts

Le départ des trois courses se fait au Jardin public, côté cours de Verdun. Un des plus beaux parcs de la ville comme sas de départ, il y a pire pour calmer le trac.
Le marathon ne se contente pas de faire des boucles sur la rive gauche. Il traverse la Garonne par le pont Jacques-Chaban-Delmas, ce géant levant inauguré en 2013 dont le tablier peut monter pour laisser passer les grands navires. Les coureurs filent ensuite sur la rive droite, côté Brazza et Bastide, avant de longer les quais jusqu’au tout nouveau pont Simone-Veil, ouvert en juillet 2024, où ils font demi-tour.
C’est l’une des grandes nouveautés de cette édition : courir sur des ouvrages qui n’existaient pas, ou à peine, au temps du marathon nocturne. Le pont Simone-Veil n’était encore qu’un chantier en 2019. Le voilà sur le parcours d’un marathon. Il y a quelque chose de symbolique là-dedans : la ville a changé, et sa course aussi.
Le semi-marathon, lui, reste sur la rive gauche, au milieu des quartiers historiques. Le semi et le 10 km arrivent place de la Bourse. Le marathon, lui, s’offre une arrivée au Miroir d’eau. Difficile de trouver plus bordelais.
Le tracé complet, avec le fichier GPS, est publié sur le site officiel de l’épreuve. Si tu cours, étudie-le, repère les ponts, ce sont eux qui feront les petites bosses du jour. Si tu viens encourager, choisis ton spot à l’avance : les quais de la rive droite offrent une vue imprenable sur la façade des quais en face.
L’ambiance : ce qu’on vient chercher
Un marathon, ce n’est pas seulement une affaire de coureurs. C’est une ville entière qui se met en mouvement. Des familles avec des pancartes, des fanfares au coin des rues, des enfants qui tendent la main pour un « tape m’en cinq », des inconnus qui crient ton prénom écrit sur ton dossard au kilomètre 32, au moment précis où tu as envie de tout arrêter.
Bordeaux sait faire ça. Les vidéos des éditions précédentes en témoignent : il y avait du monde, du bruit, de la joie. L’enjeu de 2026 sera de retrouver cette chaleur en plein jour. Et sur ce point, on compte sur toi.
Si tu ne cours pas, viens quand même. Installe-toi sur les quais avec un café, choisis un pont, un virage, une ligne droite, et fais du bruit. Tu ne le sais peut-être pas, mais pour un coureur dans le dur, un seul encouragement peut changer la fin de sa course. C’est gratuit, et ça ne s’oublie pas.
Si tu cours, savoure. Lève les yeux. Regarde les façades, les ponts, les reflets de la Garonne. Tu vas traverser ta ville comme tu ne l’as jamais traversée, à pied, sans voiture, sans tram, au milieu de milliers d’autres qui partagent la même folie que toi.
Finir les pieds dans le Miroir

Inauguré en 2006 face à la place de la Bourse, le Miroir d’eau est devenu l’une des images les plus connues de Bordeaux. Une fine couche d’eau sur une immense dalle de granit, qui renvoie le reflet du palais et des façades du XVIIIe siècle. Les touristes y prennent la pose, les enfants y pataugent l’été.
Le 8 novembre, il sera la ligne d’arrivée du marathon. Imagine la scène : après 42 kilomètres, deux rives et des ponts, tu vois enfin la Bourse se refléter dans l’eau devant toi. Il n’y a pas beaucoup de marathons dans le monde qui offrent une arrivée pareille.
Pour les spectateurs, c’est aussi l’endroit idéal pour voir arriver les coureurs. Prévois de venir tôt : l’arrivée d’un marathon, c’est plusieurs heures de défilé, des premiers qui arrivent les bras levés aux derniers qui finissent portés par la foule, souvent les plus applaudis.
Infos pratiques : ce qu’il faut savoir
Le retrait des dossards se fait au Hangar 14, quai des Chartrons, le vendredi 6 et le samedi 7 novembre. Aucun dossard n’est remis le jour de la course, alors ne traîne pas.
Le dimanche, la circulation sera fortement perturbée dans le centre et sur les ponts empruntés par le parcours. Le plus simple pour venir encourager reste le vélo ou la marche. Avant de partir, consulte le site de TBM pour connaître les modifications du réseau de tram et de bus.
Côté inscriptions, les dossards se sont arrachés depuis l’ouverture des ventes au printemps. S’il t’en faut un en dernière minute, le site officiel de l’épreuve est la seule source fiable.
Pourquoi il faut y être
Parce qu’un marathon qui revient après sept ans d’absence, ce n’est pas qu’une course. C’est une ville qui retrouve une partie de son identité sportive. Parce que courir, ou encourager, au milieu d’un patrimoine pareil, ça n’arrive pas tous les dimanches. Et parce que le jour où le premier coureur posera le pied dans le Miroir d’eau, Bordeaux aura de nouveau son marathon. On veut tous pouvoir dire qu’on y était.
Dimanche 8 novembre 2026 — Bordeaux — départs au Jardin public (cours de Verdun) : marathon 8h, semi-marathon 10h, 10 km 13h15 — arrivée du marathon au Miroir d’eau, semi et 10 km place de la Bourse — dossards au Hangar 14 les 6 et 7 novembre — infos : marathon-de-bordeaux-ag2r-la-mondiale.fr
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Tramps like us, baby we were born to run
BRUCE SPRINGSTEEN — Born to Run (1975)

Seven years. It took seven years for Bordeaux to get its marathon back. On Sunday 8 November, 42.195 kilometres will once again cross the city, from one bank of the Garonne to the other, from the Jardin Public to the Miroir d’eau. And this time, no head torches and no running under the street lamps: the Bordeaux marathon is now a daytime race. Whether you are on the start line or on the quays with a homemade sign, this is a date you don’t want to miss.
2015: running at night, a Bordeaux idea
Let’s rewind. On Saturday 18 April 2015, Bordeaux launched something nobody in France had dared to try: a night marathon. The start was given in the evening, in the heart of the city, and runners ate up the kilometres under the street lights, between listed façades and a Garonne glittering in the dark.
It was a crazy bet, and it worked. Running a marathon is already an adventure. Running one as the city lights up, with thousands of locals lining the pavements at aperitif time, is something else entirely. The concept got people talking far beyond the Gironde, and the Marathon de Bordeaux Métropole earned its place in the calendar of runners looking for more than a finishing time.
The setting certainly helped. The historic centre of Bordeaux, a UNESCO World Heritage site, is one of the finest playgrounds a runner could dream of. Place de la Bourse, the quays, the Pont de Pierre: at night, all of it takes on another dimension. The people running there were not just looking at their watches. They were looking at the city.
Five editions, and then it was gone
The second edition followed in April 2016, the third in April 2017. In 2018, the race moved forward to March. The formula held, runners kept coming back, the party was on.
Then came 2019. The fifth edition was planned for the spring, but the social climate of the time, with the Yellow Vests movement and its Saturday protests, led organisers to postpone it. It finally took place on 26 October 2019. Nobody knew it yet, but it would be the last one.
The video above, filmed in 2017, gives a good idea of what the race was like: the crowds, the lights, and that strange energy marathons have once night falls. If you ran it back then, you will get goosebumps. If you never did, you will understand why so many runners looked forward to it every year.
2020: the finish line slips away

In February 2020, Bordeaux city hall announced it would not organise any more editions of the marathon. The main reasons given were financial. The local press also mentioned the difficulty of finding enough volunteers and the end of the contract with the company that had been running the event.
Instead, the city bet on a more festive, more accessible half marathon. The Bordeaux half kept drawing crowds, but the queen of distances disappeared. For Gironde’s marathon runners it was a blow: to run 42 kilometres, they now had to take the car or the train.
And 2020 was also the year the whole world stopped. For long months, no mass-participation race took place anywhere. When race bibs finally came back, Bordeaux had lost its marathon. The wait would be long.
The photo of the 2019 finish, with the winner crossing the line, long stood as a memory. Today it is the starting point of a new story.
2026: the marathon is back, and it gets up early
Seven years later, here it is again. The Bordeaux marathon returns on Sunday 8 November 2026 under the name Marathon de Bordeaux AG2R La Mondiale, the insurer having become its title partner.
The big difference from the old version: no more night running. The marathon starts at 8 a.m. The half marathon sets off at 10 a.m., and the 10 km at 1.15 p.m. Three distances, three staggered starts, one single day of celebration for the whole city.
For the marathon, the cut-off time is 5 hours 30 minutes. In other words, it is not just for elite athletes. If you have trained seriously, with a few long runs in your legs, the finish is within reach. The half marathon has a 3-hour limit, the 10 km an hour and a half.
Running in daylight, in November, in Bordeaux also changes the experience. Fewer fairy lights, but autumn sun on the honey-coloured stone, quays you can finally see from end to end, and spectators who don’t have to choose between dinner and cheering. The marathon goes from slightly crazy night-time event to a great Sunday street party.
The course: two banks and some bridges

All three races start at the Jardin Public, on the Cours de Verdun side. One of the most beautiful parks in the city as a starting pen: there are worse places to calm your nerves.
The marathon does not just loop around the left bank. It crosses the Garonne on the Pont Jacques-Chaban-Delmas, the giant lift bridge opened in 2013 whose deck can rise to let large ships through. Runners then head onto the right bank, through Brazza and La Bastide, before following the quays all the way to the brand-new Pont Simone-Veil, opened in July 2024, where they turn back.
This is one of the big novelties of this edition: running over structures that did not exist, or barely existed, in the days of the night marathon. The Pont Simone-Veil was still a building site in 2019. Now it is part of a marathon course. There is something symbolic about it: the city has changed, and so has its race.
The half marathon stays on the left bank, through the historic districts. The half and the 10 km finish on Place de la Bourse. The marathon, for its part, gets a finish at the Miroir d’eau. It is hard to think of anything more Bordeaux than that.
The full route, with the GPS file, is published on the official race website. If you are running, study it and spot the bridges: they will be the little climbs of the day. If you are coming to cheer, pick your spot in advance: the right-bank quays offer an unbeatable view of the façades across the river.
The atmosphere: what we come for
A marathon is not just about runners. It is a whole city on the move. Families with signs, brass bands on street corners, kids holding out their hands for a high five, strangers shouting the name printed on your bib at kilometre 32, at the exact moment you feel like giving up.
Bordeaux knows how to do this. The videos of past editions prove it: there were crowds, noise and joy. The challenge for 2026 will be to find that same warmth in broad daylight. And on that front, we are counting on you.
If you are not running, come anyway. Settle on the quays with a coffee, choose a bridge, a bend or a straight, and make some noise. You may not realise it, but for a runner who is struggling, a single word of encouragement can change the end of their race. It costs nothing, and nobody forgets it.
If you are running, savour it. Look up. Look at the façades, the bridges, the reflections on the Garonne. You are going to cross your city like never before, on foot, without a car or a tram, surrounded by thousands of others who share the same madness.
Finishing with your feet in the Mirror

Opened in 2006 opposite Place de la Bourse, the Miroir d’eau has become one of the best-known images of Bordeaux. A thin layer of water on a huge granite slab, reflecting the palace and the 18th-century façades. Tourists pose there, children splash about in summer.
On 8 November, it will be the marathon finish line. Picture the scene: after 42 kilometres, two banks and several bridges, you finally see the Bourse reflected in the water ahead of you. Not many marathons in the world offer a finish like that.
For spectators, it is also the ideal place to watch runners come in. Plan to arrive early: a marathon finish lasts for hours, from the leaders arriving with their arms in the air to the last finishers carried home by the crowd, often the ones who get the loudest applause.
Practical info: what you need to know
Race bibs are collected at Hangar 14, Quai des Chartrons, on Friday 6 and Saturday 7 November. No bibs will be handed out on race day, so don’t leave it too late.
On Sunday, traffic will be heavily disrupted in the centre and on the bridges used by the course. The easiest way to come and cheer is by bike or on foot. Before you set off, check the TBM website for changes to the tram and bus network.
As for entries, bibs have been snapped up since sales opened in the spring. If you need one at the last minute, the official race website is the only reliable source.
Why you should be there
Because a marathon coming back after seven years away is more than a race. It is a city recovering part of its sporting identity. Because running, or cheering, in the middle of heritage like this does not happen every Sunday. And because on the day the first runner sets foot in the Miroir d’eau, Bordeaux will have its marathon again. We all want to be able to say we were there.
Sunday 8 November 2026 — Bordeaux — starts at the Jardin Public (Cours de Verdun): marathon 8am, half marathon 10am, 10 km 1.15pm — marathon finish at the Miroir d’eau, half and 10 km at Place de la Bourse — bib collection at Hangar 14 on 6 and 7 November — info: marathon-de-bordeaux-ag2r-la-mondiale.fr
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Tramps like us, baby we were born to run
BRUCE SPRINGSTEEN — Born to Run (1975)

Siete años. Han hecho falta siete años para que Burdeos recupere su maratón. El domingo 8 de noviembre, 42,195 kilómetros volverán a atravesar la ciudad, de una orilla a otra del Garona, desde el Jardin Public hasta el Miroir d’eau. Y esta vez, nada de frontales ni de correr bajo las farolas: el maratón de Burdeos se corre a plena luz del día. Tanto si estás en la línea de salida como en los muelles con una pancarta, es una cita que no te puedes perder.
2015: correr de noche, una idea bordelesa
Volvamos atrás. El sábado 18 de abril de 2015, Burdeos lanzó algo que nadie se había atrevido a hacer en Francia: un maratón nocturno. La salida se daba por la tarde-noche, en pleno centro, y los corredores devoraban los kilómetros bajo el alumbrado público, entre fachadas históricas y un Garona que brillaba en la oscuridad.
La apuesta era una locura, y funcionó. Correr un maratón ya es una aventura. Correrlo mientras la ciudad se ilumina, con miles de vecinos en las aceras a la hora del aperitivo, es otra cosa. El concepto dio que hablar mucho más allá de la Gironda, y el Marathon de Bordeaux Métropole se hizo un hueco en el calendario de los corredores que buscaban algo más que una marca.
Hay que decir que el decorado ayudaba. El centro histórico de Burdeos, Patrimonio Mundial de la Unesco, es uno de los mejores escenarios con los que puede soñar un corredor. La plaza de la Bourse, los muelles, el Pont de Pierre: de noche, todo eso cobra otra dimensión. Quien corría allí no solo miraba su reloj. Miraba la ciudad.
Cinco ediciones, y adiós
La segunda edición llegó en abril de 2016, la tercera en abril de 2017. En 2018, la carrera se adelantó a marzo. La fórmula funcionaba, los corredores volvían, la fiesta estaba servida.
Luego llegó 2019. La quinta edición estaba prevista para la primavera, pero el clima social de la época, con el movimiento de los Chalecos Amarillos y sus manifestaciones de los sábados, obligó a aplazarla. Finalmente se celebró el 26 de octubre de 2019. Nadie lo sabía aún, pero sería la última.
El vídeo de arriba, grabado en 2017, da una buena idea de lo que era esta carrera: el público, las luces y esa energía tan especial que tienen los maratones cuando cae la noche. Si la corriste entonces, se te va a poner la piel de gallina. Si nunca la corriste, entenderás por qué tantos corredores la esperaban.
2020: la meta se escapa

En febrero de 2020, el ayuntamiento de Burdeos anunció que renunciaba a organizar nuevas ediciones del maratón. Las razones esgrimidas eran sobre todo presupuestarias. La prensa local también mencionó la dificultad de encontrar suficientes voluntarios y el fin del contrato con la empresa que gestionaba la organización.
En su lugar, la ciudad apostó por un medio maratón más festivo y accesible. El medio de Burdeos siguió reuniendo a multitudes, pero la distancia reina desapareció. Para los maratonianos de la Gironda fue un golpe duro: para correr 42 kilómetros, había que coger el coche o el tren.
Y 2020 fue también el año en que el mundo entero se detuvo. Durante largos meses no hubo carreras multitudinarias en ninguna parte. Cuando los dorsales volvieron por fin, Burdeos había perdido su maratón. Tocaba esperar.
La foto de la llegada de 2019, con el ganador cruzando la meta, fue durante mucho tiempo un recuerdo. Hoy es el punto de partida de una nueva historia.
2026: el maratón vuelve, y madruga
Siete años después, aquí está de nuevo. El maratón de Burdeos vuelve el domingo 8 de noviembre de 2026 con el nombre de Marathon de Bordeaux AG2R La Mondiale, ya que la aseguradora se ha convertido en su patrocinador principal.
La gran diferencia con la antigua versión: ya no se corre de noche. La salida del maratón se da a las 8 de la mañana. El medio maratón sale a las 10, y los 10 km a las 13:15. Tres distancias, tres salidas escalonadas y un único día de fiesta para toda la ciudad.
Para el maratón, el tiempo límite es de 5 horas y 30 minutos. Es decir, no es solo para la élite. Si has preparado la carrera en serio, con unas cuantas tiradas largas en las piernas, la meta está a tu alcance. El medio tiene un límite de 3 horas y los 10 km, de una hora y media.
Correr de día, en noviembre, en Burdeos, también cambia la experiencia. Menos farolillos, pero una luz de otoño sobre la piedra dorada, unos muelles que por fin se ven enteros y unos espectadores que no tienen que elegir entre la cena y los ánimos. El maratón pasa de ser un evento nocturno algo loco a una gran fiesta popular de domingo.
El recorrido: dos orillas y varios puentes

Las tres carreras salen del Jardin Public, por el lado del cours de Verdun. Uno de los parques más bonitos de la ciudad como cajón de salida: hay sitios peores para calmar los nervios.
El maratón no se limita a dar vueltas por la orilla izquierda. Cruza el Garona por el puente Jacques-Chaban-Delmas, el gigante levadizo inaugurado en 2013 cuyo tablero puede subir para dejar pasar los grandes barcos. Después, los corredores pasan a la orilla derecha, por Brazza y La Bastide, antes de recorrer los muelles hasta el novísimo puente Simone-Veil, abierto en julio de 2024, donde dan media vuelta.
Es una de las grandes novedades de esta edición: correr sobre obras que no existían, o apenas, en los tiempos del maratón nocturno. El puente Simone-Veil todavía era una obra en 2019. Ahora forma parte de un recorrido de maratón. Hay algo simbólico en ello: la ciudad ha cambiado, y su carrera también.
El medio maratón se queda en la orilla izquierda, entre los barrios históricos. El medio y los 10 km terminan en la plaza de la Bourse. El maratón, en cambio, tiene su meta en el Miroir d’eau. Difícil encontrar algo más bordelés.
El trazado completo, con el archivo GPS, está publicado en la web oficial de la prueba. Si corres, estúdialo y localiza los puentes: serán las pequeñas cuestas del día. Si vienes a animar, elige tu sitio con antelación: los muelles de la orilla derecha ofrecen una vista inmejorable de las fachadas del otro lado.
El ambiente: lo que venimos a buscar
Un maratón no es solo cosa de corredores. Es una ciudad entera que se pone en marcha. Familias con pancartas, charangas en las esquinas, niños que tienden la mano para chocar los cinco, desconocidos que gritan tu nombre escrito en el dorsal en el kilómetro 32, justo cuando te dan ganas de abandonar.
Burdeos sabe hacerlo. Los vídeos de las ediciones anteriores lo demuestran: había gente, ruido y alegría. El reto de 2026 será recuperar ese calor a plena luz del día. Y en eso contamos contigo.
Si no corres, ven igualmente. Instálate en los muelles con un café, elige un puente, una curva o una recta, y haz ruido. Quizá no lo sepas, pero para un corredor que lo está pasando mal, un solo grito de ánimo puede cambiar el final de su carrera. Es gratis y no se olvida.
Si corres, disfrútalo. Levanta la vista. Mira las fachadas, los puentes, los reflejos del Garona. Vas a atravesar tu ciudad como nunca lo has hecho, a pie, sin coche ni tranvía, rodeado de miles de personas que comparten la misma locura.
Terminar con los pies en el Espejo

Inaugurado en 2006 frente a la plaza de la Bourse, el Miroir d’eau se ha convertido en una de las imágenes más conocidas de Burdeos. Una fina lámina de agua sobre una inmensa losa de granito que refleja el palacio y las fachadas del siglo XVIII. Los turistas posan allí y los niños chapotean en verano.
El 8 de noviembre será la meta del maratón. Imagina la escena: después de 42 kilómetros, dos orillas y varios puentes, por fin ves la Bourse reflejada en el agua delante de ti. No hay muchos maratones en el mundo con una llegada así.
Para los espectadores, también es el lugar ideal para ver llegar a los corredores. Ven pronto: la llegada de un maratón dura horas, desde los primeros, que entran con los brazos en alto, hasta los últimos, llevados por el público y a menudo los más aplaudidos.
Información práctica: lo que hay que saber
Los dorsales se recogen en el Hangar 14, quai des Chartrons, el viernes 6 y el sábado 7 de noviembre. No se entregará ningún dorsal el día de la carrera, así que no lo dejes para el último momento.
El domingo, el tráfico estará muy afectado en el centro y en los puentes del recorrido. Lo más sencillo para venir a animar es la bici o ir andando. Antes de salir, consulta la web de TBM para conocer los cambios en la red de tranvía y autobús.
En cuanto a las inscripciones, los dorsales volaron desde que se abrió la venta en primavera. Si necesitas uno a última hora, la web oficial de la prueba es la única fuente fiable.
Por qué hay que estar
Porque un maratón que vuelve tras siete años de ausencia no es solo una carrera. Es una ciudad que recupera una parte de su identidad deportiva. Porque correr, o animar, en medio de un patrimonio así no pasa todos los domingos. Y porque el día en que el primer corredor pise el Miroir d’eau, Burdeos volverá a tener su maratón. Todos queremos poder decir que estuvimos allí.
Domingo 8 de noviembre de 2026 — Burdeos — salidas en el Jardin Public (cours de Verdun): maratón 8h, medio maratón 10h, 10 km 13:15 — meta del maratón en el Miroir d’eau, medio y 10 km en la plaza de la Bourse — dorsales en el Hangar 14 los días 6 y 7 de noviembre — info: marathon-de-bordeaux-ag2r-la-mondiale.fr
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Tramps like us, baby we were born to run
BRUCE SPRINGSTEEN — Born to Run (1975)



