Bordeaux, 28 août 2026

Il y a des groupes qu’on range dans les cases. Post-punk, gothique, new wave, alternatif. Et puis il y a The Cure — qui a passé quarante-huit ans à sortir de toutes les cases dans lesquelles on essayait de les fourrer. Vendredi 28 août, place des Quinconces, Bordeaux accueille l’une des formations les plus importantes de l’histoire du rock. Première édition du festival Pagaille. Entrée en matière qu’on ne pouvait pas ignorer.

Un groupe, un homme, 48 ans de carrière
L’histoire de The Cure commence en 1976 à Crawley, dans la banlieue sud de Londres, sous le nom Easy Cure. Deux ans plus tard, le groupe se forme officiellement et enchaîne depuis lors plus de 1 500 concerts, 14 albums studio, et une discographie qui a influencé des générations entières.
Ce qui est particulier avec The Cure, c’est que tout repose sur un seul homme depuis le premier jour : Robert Smith. Auteur, compositeur, chanteur, guitariste — et seul membre permanent de l’histoire du groupe. Autour de lui, les musiciens ont tourné. 13 membres au total sur toutes ces années. Aujourd’hui la formation se compose de :
- Robert Smith — chant, guitare, compositions
- Simon Gallup — basse (ami d’enfance de Smith, pilier artistique du groupe depuis presque les débuts)
- Porl Thompson — guitare
- Jason Cooper — batterie
Smith et Gallup, c’est le cœur du moteur. Le duo qu’on ne sépare pas sans casse.
La trilogie noire — là où tout est devenu sérieux
En 1980, Seventeen Seconds pose les bases : tonalité sombre, rythmes lents, sentiment de fatalité. S’ensuivent Faith (1981) puis Pornography (1982) — ce que les fans ont nommé la trilogie gothique. Trois albums qui forment un bloc cohérent, radical, sans concessions. Des morceaux comme A Forest, A Hundred Years ou Siamese Twins restent parmi les moments les plus intenses de tout le rock des années 80.
Puis Smith opère un virage inattendu. Lovecats, Let’s Go To Bed, The Walk — une pop presque outrageante par rapport à ce qui précédait. Le gars venait de définir la cold wave, il sortait une chanson sur les chats. C’est ça aussi, The Cure.
1989 — Disintegration
Si vous ne retenez qu’une date dans cette discographie, c’est celle-là. Un mur de son. Des nappes de synthés qui ne finissent jamais. Une voix qui raconte la désintégration de soi avec une précision chirurgicale. Ce disque a accompagné des millions de gens dans leurs pires nuits et les a aidés à traverser. C’est tout ce qu’on peut demander à un album.
Robert Smith a lui-même annoncé que Disintegration forme le deuxième volet d’une trilogie commencée avec Pornography (1982) et close avec Bloodflowers (2000) — un triptyque qui s’étale sur près de vingt ans. Vingt ans à creuser le même sillon. La même obsession. La même honnêteté.
Ce sur quoi repose toute l’œuvre
The Cure a construit une œuvre entière sur un seul matériau : la mélancolie. Pas la mélancolie de pose, pas le spleen esthétique pour faire beau en photo. Quelque chose de plus brut — le sentiment d’être légèrement à côté du monde, de ne pas tout à fait s’y reconnaître, de regarder le temps passer et de ne pas pouvoir le retenir.
Smith a chanté ça depuis le début. La perte, la solitude, le deuil, l’amour qui résiste et l’amour qui s’effrite, la guerre, la mort des proches, la vieillesse qui arrive sans prévenir. Ce qui est remarquable, c’est que des millions de personnes très différentes se sont reconnues dans ces thèmes-là. La mélancolie comme langue universelle — c’est le paradoxe The Cure.
2024 — Songs of a Lost World — Le retour
Seize ans sans album studio. En octobre 2024, The Cure revient avec Songs of a Lost World, leur quatorzième disque. Accueil enthousiaste de la critique, numéro un des ventes au Royaume-Uni et dans plusieurs pays.
Huit titres, six minutes en moyenne chacun, de longues introductions immersives. Le disque traite du deuil, du temps qui passe, de la guerre, de la solitude. Smith y a perdu son grand frère entre deux albums — il lui dédie une chanson. Endsong, qui clôt l’album en presque dix minutes, est décrit par certains comme l’œuvre testamentaire du groupe. Trois mots résument le titre : « It’s all gone. »
En 2025, le groupe sort Mixes of a Lost World, album de remixes. En 2026, deux Grammy Awards. Comme si le monde entier levait enfin la main pour confirmer ce que les fans savaient depuis des décennies.
Pagaille — Bordeaux, place des Quinconces
Première édition d’un tout nouveau festival bordelais, les 28 et 29 août 2026. The Cure en tête d’affiche le vendredi, avec également au programme Slowdive, Kittin, Just Mustard. Une affiche cohérente, construite avec intention.
Le festival se tient en plein cœur de Bordeaux. Accès recommandé en tram ligne C arrêt Quinconces, à vélo ou en covoiturage — pas de parking sur place, engagement éco-responsable affiché. C’est le bon choix.
Il y a des concerts qui restent dans le corps longtemps après. The Cure, c’est ce genre de soirée.
Vendredi 28 août 2026 — Place des Quinconces, Bordeaux — Pagaille Festival — dès 17h
#TheCure #RobertSmith #PagailleFestival #Bordeaux #Quinconces #PostPunk #GothicRock #NewWave #SongsOfALostWorld #Disintegration #LiveMusic #Concert #Tchacc
« Beaucoup de journalistes me font des remarques sur mon look, mais je n’ai jamais rencontré un journaliste à qui j’aimerais ressembler. »
Robert SMITH

THE CURE at Pagaille Festival — Bordeaux, August 28, 2026
Some bands fit neatly into boxes. Post-punk, gothic, new wave, alternative. And then there’s The Cure — who spent forty-eight years escaping every box anyone tried to put them in. On Friday August 28, at Place des Quinconces, Bordeaux hosts one of the most important bands in rock history. First edition of the Pagaille festival. An opening statement nobody could ignore.

One band, one man, 48 years of career
The story of The Cure begins in 1976 in Crawley, a suburb south of London, under the name Easy Cure. Two years later, the band officially forms — and hasn’t stopped since: over 1,500 concerts, 14 studio albums, and a discography that has shaped entire generations.
What makes The Cure unusual is that everything rests on a single man from day one: Robert Smith. Writer, composer, singer, guitarist — and the only permanent member in the band’s entire history. Around him, musicians have come and gone. 13 members in total across all these years. Today the lineup stands as:
- Robert Smith — vocals, guitar, songwriting
- Simon Gallup — bass (childhood friend of Smith, the band’s artistic backbone since nearly the beginning)
- Porl Thompson — guitar
- Jason Cooper — drums
Smith and Gallup are the heart of the engine. The duo you don’t break apart without consequences.
The dark trilogy — where things got serious
In 1980, Seventeen Seconds sets the tone: dark atmosphere, slow rhythms, a pervasive sense of dread. Then came Faith (1981) and Pornography (1982) — what fans came to call the gothic trilogy. Three albums forming a coherent, radical, uncompromising block. Tracks like A Forest, A Hundred Years and Siamese Twins remain among the most intense moments in all of 1980s rock.
Then Smith made an unexpected turn. Lovecats, Let’s Go To Bed, The Walk — an almost outrageous pop sound compared to what came before. The man had just defined cold wave, and now he was releasing a song about cats. That’s The Cure too.
1989 — Disintegration
If you only remember one date from this discography, make it this one. A wall of sound. Layers of synthesizers that never quite resolve. A voice narrating the disintegration of self with surgical precision. This record accompanied millions of people through their worst nights and helped them get through. That’s all you can ask of an album.
Robert Smith himself described Disintegration as the second part of a trilogy that started with Pornography (1982) and closed with Bloodflowers (2000) — a triptych spanning nearly twenty years. Twenty years digging the same furrow. The same obsession. The same honesty.
What the entire body of work is built on
The Cure built an entire catalogue on a single material: melancholy. Not performative melancholy, not aesthetic spleen designed to look good in photos. Something rawer — the feeling of being slightly out of step with the world, of not quite recognising yourself in it, of watching time pass without being able to hold onto it.
Smith has sung about this from the very beginning. Loss, solitude, grief, love that holds and love that crumbles, war, the death of loved ones, ageing that arrives without warning. What’s remarkable is that millions of very different people have recognised themselves in these themes. Melancholy as a universal language — that’s the paradox of The Cure.
2024 — Songs of a Lost World — The return
Sixteen years without a studio album. In October 2024, The Cure returned with Songs of a Lost World, their fourteenth record. Critical reception was enthusiastic, and it reached number one in the UK and several other countries.
Eight tracks, averaging six minutes each, with long immersive introductions. The record deals with grief, passing time, war, solitude. Smith lost his brother between albums — he dedicates a song to him. Endsong, which closes the album at nearly ten minutes, has been described by some as the band’s testamentary work. Three words sum it up: « It’s all gone. »
In 2025, the band released Mixes of a Lost World. In 2026, two Grammy Awards — as if the entire world finally raised its hand to confirm what fans had known for decades.
Pagaille — Bordeaux, Place des Quinconces
First edition of a brand new Bordeaux festival, August 28 and 29, 2026. The Cure headline Friday night, alongside Slowdive, Kittin, and Just Mustard. A carefully curated lineup, built with intention.
The festival takes place in the heart of Bordeaux. Access recommended by tram line C, Quinconces stop, by bike or carpooling — no on-site parking, eco-responsible commitment clearly stated. The right call.
There are concerts that stay in your body long after they’re over. The Cure is that kind of night.
Friday August 28, 2026 — Place des Quinconces, Bordeaux — Pagaille Festival — from 5pm
#TheCure #RobertSmith #PagailleFestival #Bordeaux #Quinconces #PostPunk #GothicRock #NewWave #SongsOfALostWorld #Disintegration #LiveMusic #Concert #Tchacc
« Many journalists comment on my look, but I have never met a journalist I would want to look like. »
ROBERT SMITH

THE CURE en el Pagaille Festival — Burdeos, 28 de agosto de 2026
Hay grupos que caben perfectamente en una caja. Post-punk, gótico, new wave, alternativo. Y luego está The Cure — que lleva cuarenta y ocho años escapando de todas las cajas en las que alguien intentó meterlos. El viernes 28 de agosto, en la plaza de los Quinconces, Burdeos acoge a una de las bandas más importantes de la historia del rock. Primera edición del festival Pagaille. Una declaración de intenciones que no podíamos ignorar.

Un grupo, un hombre, 48 años de carrera
La historia de The Cure comienza en 1976 en Crawley, un suburbio al sur de Londres, bajo el nombre de Easy Cure. Dos años después, el grupo se forma oficialmente — y desde entonces no ha parado: más de 1.500 conciertos, 14 álbumes de estudio y una discografía que ha marcado a generaciones enteras.
Lo que hace particular a The Cure es que todo reposa sobre un único hombre desde el primer día: Robert Smith. Autor, compositor, cantante, guitarrista — y único miembro permanente en toda la historia del grupo. A su alrededor, los músicos han ido rotando. 13 miembros en total a lo largo de todos estos años. Hoy la formación es la siguiente:
- Robert Smith — voz, guitarra, composiciones
- Simon Gallup — bajo (amigo de infancia de Smith, pilar artístico del grupo desde casi los inicios)
- Porl Thompson — guitarra
- Jason Cooper — batería
Smith y Gallup son el corazón del motor. El dúo que no se separa sin consecuencias.
La trilogía oscura — donde todo se puso serio
En 1980, Seventeen Seconds sienta las bases: tonalidad sombría, ritmos lentos, sensación de fatalidad. Le siguen Faith (1981) y Pornography (1982) — lo que los fans denominaron la trilogía gótica. Tres álbumes que forman un bloque coherente, radical, sin concesiones. Temas como A Forest, A Hundred Years o Siamese Twins siguen siendo algunos de los momentos más intensos de todo el rock de los años 80.
Después, Smith da un giro inesperado. Lovecats, Let’s Go To Bed, The Walk — un pop casi escandaloso comparado con lo anterior. El hombre acababa de definir la cold wave y sacaba una canción sobre gatos. Eso también es The Cure.
1989 — Disintegration
Si solo recordáis una fecha de esta discografía, que sea esta. Un muro de sonido. Capas de sintetizadores que nunca terminan de resolverse. Una voz que narra la desintegración del yo con precisión quirúrgica. Este disco acompañó a millones de personas durante sus peores noches y les ayudó a atravesarlas. Eso es todo lo que se le puede pedir a un álbum.
El propio Robert Smith declaró que Disintegration forma la segunda parte de una trilogía iniciada con Pornography (1982) y cerrada con Bloodflowers (2000) — un tríptico que abarca casi veinte años. Veinte años trabajando el mismo surco. La misma obsesión. La misma honestidad.
Sobre qué se construye toda la obra
The Cure ha edificado una obra entera sobre un único material: la melancolía. No la melancolía de pose, no el spleen estético para quedar bien en las fotos. Algo más crudo — la sensación de estar ligeramente al margen del mundo, de no reconocerse del todo en él, de ver pasar el tiempo sin poder retenerlo.
Smith ha cantado sobre esto desde el principio. La pérdida, la soledad, el duelo, el amor que resiste y el amor que se desmorona, la guerra, la muerte de los seres queridos, el envejecimiento que llega sin avisar. Lo notable es que millones de personas muy distintas se han reconocido en estos temas. La melancolía como lengua universal — esa es la paradoja de The Cure.
2024 — Songs of a Lost World — El regreso
Dieciséis años sin álbum de estudio. En octubre de 2024, The Cure vuelve con Songs of a Lost World, su decimocuarto disco. Recibimiento crítico entusiasta, número uno en el Reino Unido y en varios otros países.
Ocho temas, con una media de seis minutos cada uno, largas introducciones inmersivas. El disco trata del duelo, el paso del tiempo, la guerra, la soledad. Smith perdió a su hermano entre dos álbumes — le dedica una canción. Endsong, que cierra el álbum en casi diez minutos, ha sido descrita por algunos como la obra testamentaria del grupo. Tres palabras resumen el tema: « It’s all gone. »
En 2025, el grupo lanzó Mixes of a Lost World. En 2026, dos premios Grammy — como si el mundo entero levantara por fin la mano para confirmar lo que los fans sabían desde hacía décadas.
Pagaille — Burdeos, plaza de los Quinconces
Primera edición de un nuevo festival bordelés, los días 28 y 29 de agosto de 2026. The Cure encabeza el cartel del viernes, junto a Slowdive, Kittin y Just Mustard. Una programación coherente, construida con intención.
El festival tiene lugar en el corazón de Burdeos. Se recomienda el acceso en tranvía línea C parada Quinconces, en bicicleta o en coche compartido — sin aparcamiento en el recinto, con un compromiso eco-responsable claramente asumido. La decisión correcta.
Hay conciertos que permanecen en el cuerpo mucho tiempo después. The Cure es ese tipo de noche.
Viernes 28 de agosto de 2026 — Plaza de los Quinconces, Burdeos — Pagaille Festival — a partir de las 17h
#TheCure #RobertSmith #PagailleFestival #Burdeos #Quinconces #PostPunk #RockGótico #NewWave #SongsOfALostWorld #Disintegration #MúsicaEnVivo #Concierto #Tchacc
« Muchos periodistas hacen comentarios sobre mi aspecto, pero nunca he conocido a un periodista al que quisiera parecerme. »
Robert SMITH




